20 ans après le 11 septembre: réalisations et défis dans le cadre des efforts déployés par l'UE pour lutter contre le terrorisme

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Mardi 6 Jul 2021 1:57

Émission en direct sur la lutte contre le terrorisme

Le terrorisme menace les valeurs démocratiques de nos sociétés et les droits et libertés dont jouissent les citoyens européens. La lutte contre le terrorisme est une priorité absolue pour l'UE et ses États membres ainsi que pour ses partenaires internationaux.

Réalisations et défis dans le cadre des efforts déployés par l'UE pour lutter contre le terrorisme

La lutte contre le terrorisme est une problématique centrale pour les citoyens de l'UE qui, selon le dernier sondage Eurobaromètre, souhaitent que l'UE en fasse davantage dans ce domaine.

En 2021, 20 ans se sont écoulés depuis les attentats terroristes commis à New York le 11 septembre 2001. C'est également l'année du départ à la retraite de Gilles de Kerchove après quatorze ans au poste de coordinateur de l'UE pour la lutte contre le terrorisme.

Le 8 juillet 2021, le Conseil organisera une émission en direct et en ligne pour:

L'émission sera diffusée en direct sur le site web du Conseil et sur Twitter.


https://www.consilium.europa.eu/fr/events-gsc/live-show-counter-terrorism/

Des femmes imams pour contrer la radicalisation religieuse Par Fatima Lahnait, Senior Associate Fellow Timbuktu Institute

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Mardi 6 Jul 2021 10:13

Le plus important sommet international sur les droits des femmes depuis la quatrième Conférence mondiale sur les femmes à Pékin de 1995, le Forum ‘Génération égalité’ organisé par ONU-Femmes,  vient de s’achever à Paris. Il a réuni moult personnalités dont le président Emmanuel Macron, le Secrétaire Général de l’ONU Antonio Guterres et l’ancienne Secrétaire d’Etat américaine Hilary Clinton.

Au terme de ce grand évènement,  1000 engagements en faveur de l’égalité femmes-hommes ont été pris par les participants pour un montant de 40 milliards de dollars.

Il s’agit notamment de soutenir « les combattantes de la liberté et des droits fondamentaux» qui sont confrontées à la montée des conservatismes.

Certaines de ces combattantes, les femmes imams, ont décidé d’œuvrer à l’autonomisation des femmes dans le domaine religieux. Leur courage et leurs actions méritent d’être connues et reconnues.

ATLASInfos.fr

Le 3 Juil 2021 11:29


Sénégal : sur les routes de l’islam, des femmes veillent, Le Point Afrique, 13 juin 2021

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Mardi 6 Jul 2021 10:04

REPORTAGE. Contre la religion qui déborde sur le politique, des Sénégalaises résistent. Elles refusent l’assignation des islamistes, qui avancent masqués.

La religion musulmane, majoritaire au Sénégal, structure la société et intervient dans les domaines aussi bien privés que publics. Dans un tel environnement où un certain islam se mêle de plus en plus de politique, il est des femmes qui se lèvent et font entendre leurs voix pour contenir le conservatisme religieux qui gagne le pays. Parmi elles, la Docteure Selly Ba, sociologue, spécialiste du genre et de la religion, Penda Mbow, historienne et intellectuelle, actuellement représentante du président Macky Sall auprès de la Francophonie, et Maïmouna Thior, doctorante en sociologie à l'université de Rennes et spécialiste des questions de transformation identitaire des Sénégalaises.


La Suisse doit mieux prévenir toutes les formes de radicalisation.RTS.INFO, 20 mai 2021

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Jeudi 10 Jun 2021 9:35

La prévention des formes de radicalisation autres que le djihadisme doit être renforcée en Suisse. Le plan d'action national de lutte contre la radicalisation et l'extrémisme violent (PAN) devrait être adapté en conséquence, indique un rapport publié jeudi.

De nombreux projets et programmes ont été introduits ou consolidés au cours des deux dernières années, se félicite l'organe de coordination national du Réseau national de sécurité (RNS) en charge du rapport de monitoring. Très peu des vingt-six mesures contenues dans le plan d'action, adopté en 2017, n'ont peu ou pas connu de développement.

Les auteurs constatent toutefois des lacunes dans la prévention des formes de radicalisation autres que djihadistes. De nouvelles formes d'extrémisme violent, comme la perpétration d'actes violents visant des minorités, se développent en Suisse. Or, la majorité des initiatives mises en place dans le cadre du PAN, le plan d'action national de lutte contre la radicalisation et l'extrémisme violent, concerne principalement le djihadisme. Des adaptations sont donc nécessaires.

Mouvances complotistes ou d'extrême-droite:

"Nous avons beaucoup agi pour la prévention de la radicalisation djihadiste, mais nous devons aussi pouvoir réagir à l'émergence d'autres phénomènes", a indiqué André Duvillard délégué du RNS. Celui-ci mentionne notamment l'émergence de mouvances complotiste ou d'extrême droite.

 Le rapport ne mentionne aucune piste pour prévenir cette tendance. Des recommandations sont attendues d'ici janvier 2022, avec l'évaluation par un mandataire externe du PAN.

 La question de la gestion du retour au pays des djihadistes partis de Suisse ainsi que la libération future de personnes radicalisées avant ou pendant leur incarcération restent également une préoccupation. Des avancées ont toutefois été faites dans le domaine avec la constitution du pool d'experts au niveau national et l'élaboration d'un catalogue référentiel.

 D'autres domaines ont aussi connu des améliorations. La formation du personnel des centres fédéraux et cantonaux d'asile a notamment été développée avec l'élaboration d'un module de formation E-Learning. La détection précoce des tendances de radicalisation en milieu carcéral a aussi été renforcée, grâce à la publication de plusieurs documents sur le sujet.

 Pour mettre en œuvre le plan, la Confédération soutient des projets des cantons, communes et villes ou de la société civile via un programme d'impulsion national. Cinq millions de francs y sont consacrés pour la période allant du 1er juillet 2018 au 30 juin 2023. Pas moins de 35 projets ont ainsi pu être financés depuis son lancement.


Patrick Pelloux en mission (décriée) sur la radicalisation à l'hôpital.Le médecin urgentiste donne au "HuffPost" les détails de cette mission qui doit contribuer à "lutter" contre ceux "qui se perdent dans des dogmes intégristes."

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Jeudi 10 Jun 2021 9:27

POLITIQUE - “Je ne suis pas un lâche.” Voilà les mots de Patrick Pelloux quand on lui demande pourquoi il a accepté sa nouvelle mission. Le médecin parisien, visage familier du grand public depuis le fracas de l’attentat contre Charlie Hebdo en 2015, s’occupe depuis plusieurs semaines de dresser une sorte de “bibliographie sur les faits” de radicalisation ou d’atteintes à la laïcité à l’hôpital.

Le but? Produire un rapport, force de propositions, à l’adresse du ministre de la Santé pour la fin de l’année 2021. ”Ça entre dans le cadre de ce que veut le gouvernement depuis l’assassinat du professeur Samuel Paty avec la mobilisation des grands services publics pour lutter contre la radicalisation”, explique au HuffPost, ce samedi 5 juin, celui qui est également le président de l’Association des médecins urgentistes de France, confirmant ainsi une information du site spécialisé Hospimedia

Et Patric Pelloux d’ajouter: “Il y a eu un travail dans les transports, dans l’Education nationale, à l’Intérieur, et il manquait quelque chose pour la santé.” C’est donc chose faite, avec cette mission initiée il y a moins de deux mois, à l’abri des regards. Mais à peine lancée, et révélée, là voilà qui suscite des crispations.  

Car pour certains professionnels, qui l’expriment notamment sur les réseaux sociaux, le sujet est bien secondaire au regard des nombreux autres défis et difficultés de l’hôpital public, qui plus est en pleine pandémie de coronavirus. “T’inquiète mec, à l’hôpital maintenant tu pourras mourir d’un infarctus parce qu’on avait pas de place mais sache qu’on a été traqué si un infirmier faisait pas sa prière dans un couloir”, ironise notamment la médecin engagée Sabrina Ali Benali sur Twitter, quand le Collectif Inter Urgences réagit par une suite de points d’interrogation, laissant peu de doute sur sa perplexité.

Patrick Pelloux connaît ces griefs. “S’il ne fallait écouter que les critiques, on resterait chez nous à manger du Nesquik”, nous dit-il, en estimant que la question de la radicalisation dans les établissements de santé est un “vrai sujet”, par ailleurs “indissociable de la laïcité.”

“J’ai laissé mes meilleurs amis par terre à cause d’un attentat terroriste. Je ne suis pas un lâche, si la mission peut servir, si ça peut servir à lutter contre certaines personnes qui se perdent dans des dogmes intégristes, c’est bien”, ajoute l’urgentiste au HuffPost, en référence à l’assassinat terroriste d’une partie de la rédaction de Charlie Hebdo, dont il était membre, le 7 janvier 2015.

Concrètement, le médecin, placé sous l’autorité de la patronne de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) Katia Julienne, recense pour l’instant tous les différents faits pouvant toucher de près ou de loin à sa mission, avant d’aller “sur le terrain” pour se confronter aux “problèmes.” “C’est un boulot énorme”, souffle Patrick Pelloux, en citant pêle-mêle, les médecins tabassés ou agressés en lien avec les exigences de certains d’être “soigné par des femmes et non des hommes”, le “détournement” des lieux de culte dans les établissements de santé par des mosquées avoisinantes ou la question des signes religieux ostentatoires dans certains hôpitaux.Bien insouciants sont ceux qui n'ont pas envie de voir les problèmes qui existent."

05/06/2021 | HUFFPOST|


Comment d'anciens extrémistes décrivent leur radicalisation, par Eva Mell (Higgs) Katrin Schregenberger (Higgs)

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Jeudi 10 Jun 2021 9:21

Existe-t-il des prédispositions psychologiques à la radicalisation? Pour le savoir, les chercheurs du think tank RAND, groupe de réflexion américain fondé au lendemain de la deuxième guerre mondiale et financé par l’État, pour conseiller les forces armées américaines, ont examiné 32 cas de radicalisation. De quoi mettre en lumière d’étonnants parallèles dans les parcours de vie.

Pourquoi c’est important. Comment en vient-on à adhérer à une organisation terroriste ou à des groupes racistes d’extrême-droite? Le stress ou les problèmes financiers peuvent encourager la radicalisation, mais il reste possible de s’en sortir. Ces travaux aident à comprendre comment.

L’étude. 

Réalisés sous mandat institutionnel, ces travaux reflètent la vision officielle américaine sur ces questions. Certains facteurs favorisant la radicalisation sont déjà connus: l'isolement social, les expériences traumatisantes, l'abus de drogues ou d'alcool ou l'absence de structures familiales rendent les gens plus sensibles aux contenus extrêmes.

Dans ce cadre, les chercheurs ont étudié les biographies de 24 anciens racistes et huit anciens islamistes aux États-Unis. Ils se sont également entretenus avec 24 personnes radicalisées, dix membres de la famille d’une personne radicalisée, et enfin deux amis de personnes radicalisées.

Sur ces personnes ayant fait l’expérience de la radicalisation, sept n’ont pas pu être interrogées, car elles étaient décédées, en prison ou indisponibles pour d’autres raisons. Ces personnes avaient auparavant fait partie de groupes comme Al-Qaïda et l’Etat islamique, mais aussi le Ku Klux Klan ou encore des groupes néonazis et suprématistes convaincus de la supériorité de la race blanche.

(Cet article a été initialement publié en allemand par notre partenaire éditorial Higgs.ch)


"Les groupes djihadistes ont les yeux rivés sur Jérusalem », Laurence BINDNER, Le Monde 26/05/2021

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Jeudi 27 May 2021 11:45

Si la lutte des Palestiniens et celle des djihadistes sont bien distinctes, celles-ci ne s’excluent pas totalement. A maintes reprises, rappelle la chercheuse spécialiste de l’extrémisme en ligne Laurence Bindner dans une tribune au « Monde », le conflit israélo-palestinien a alimenté le discours et les actions de fondamentalistes.

La récente escalade de violence entre Israël et la Palestine risque de nourrir la rhétorique des groupes djihadistes et, au-delà de ces sphères, d’exacerber les tensions sur le territoire national. A un an de l’élection présidentielle, l’effort collectif doit porter sur une analyse froide et dépassionnée du conflit.


Au Sahel, une radio pour lutter contre la radicalisation des jeunes

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Dimanche 9 May 2021 9:16

Pour contrer la propagande terroriste, Radio Jeunesse Sahel commencera à émettre en fin d’année 2021, au profit de la jeunesse sahélienne. Un projet soutenu par la Francophonie, le G5 Sahel et l’Union européenne.Un micro contre la voix des armes des terroristes au Sahel. C’est l’ambition de la Radio Jeunesse Sahel (RJS), qui vient d’être officialisée à Ouagadougou (Burkina Faso) et devrait être lancée fin novembre 2021, à l’occasion du 18e sommet de la francophonie à Djerba (Tunisie).L’idée de cette radio : offrir un nouvel espace d’expression autour du vivre-ensemble aux jeunes de la région et lutter contre le recrutement de certains au sein des groupes armés. La station, basée dans la capitale burkinabè, sera retransmise dans les cinq pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), où les attaques des groupes djihadistes et les violences entre communautés ne cessent de s’aggraver.Les programmes, pilotés par l’Organisation internationale de la Francophonie, seront diffusés en français et en langues nationales (mooré, bamanakan, haoussa, arabe et peul) ; ils seront également disponibles sur une plateforme en ligne.

« Première radio sahélienne »cf article complet ci dessous


Existe-t-il un "lien entre immigration et terrorisme"?

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Vendredi 7 May 2021 9:03

Existe-t-il un "lien entre immigration et terrorisme", comme l’affirment certains politiques de droite et d'extrême droite ?

"Depuis 2015, les quatre cinquièmes des auteurs d'attentats terroristes sur le territoire national sont des ressortissants français", assure Laurent Nuñez, coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme.

Après l'attaque au commissariat de Rambouillet, lors de laquelle une fonctionnaire de police est morte, des personnalités politiques de droite et d'extrême droite ont affirmé qu'il existait un lien entre immigration et terrorisme. En cause : le parcours de l'assaillant, Jamel Gorchane, un Tunisien de 36 ans. Cet homme, qui était arrivé en France en 2009, exerçait la profession de chauffeur-livreur et avait obtenu une carte de séjour en décembre 2020.

Pour l'instant, il n'existe pas, pour la France, de grande base de données avec des chiffres exhaustifs permettant d'analyser un éventuel lien entre terrorisme islamiste et immigration, donc des personnes venues d'un pays étranger et installées en France.

Catherine Wihtol de Wenden,directrice de recherche au CNRS et spécialiste des migrations, estime que si l'on ramène ces chiffres au nombre d'attentats ou de tentatives d'attentats impliquant des personnes de nationalité étrangère, le résultat est "complètement marginal statistiquement", même si "c'est dramatique parce que cela a des effets dévastateurs sur la population". La chercheuse estime par ailleurs qu'il faut davantage ouvrir les frontières afin de favoriser l'immigration légale, comme elle l'expliquait dans La Croix en 2013. Et de marteler : "Il n'y a pas de lien entre les flux migratoires et le terrorisme."

(lire l'article complet ci dessous)

Le saviez-vous ? Plus 80% des victimes du « djihadisme » mondial sont des musulmans...

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Vendredi 7 May 2021 8:46

Le journal Le Monde publie en exclusivité les conclusions d’une étude sur le coût humain du djihadisme, menée par le politologue londonien Peter Neumann. 

Directeur de Centre international pour l’étude de la radicalisation (ICSR), ce dernier souligne que « plus 80% des victimes du djihadisme sont des musulmans ».

Ce premier rapport bat en brèche quelques idées reçues sur le djihadisme mondial. Au premier desquelles l’idée que les principales victimes du djihadisme seraient les occidentaux