Liberté d'expression vs "délit de blasphème"

par : Frédéric Perez le Mercredi 14 Apr 2021 1:54

À l’instar de la situation survenue en France en octobre 2020, l’Angleterre a connu dernièrement le cas d’un professeur harcelé pour avoir montré des caricatures de Mahomet. Là-bas aussi ont sévi le même activisme de certains parents d’élèves, la même distance, voire le même « lâchage » de sa hiérarchie. Et il y a pire, dans ce pays érigeant le multiculturalisme, des représentants de la communauté musulmane du Yorkshire ont demandé à Boris Johnson de licencier ce professeur pour cause de blasphèmes. Cet extrême n’a pas été franchi, mais ce professeur a tout de même été suspendu par l’école et une enquête interne a été ouverte contre lui. Il a ensuite été stipulé que ce genre d’enseignement était inapproprié avant d’être retiré des programmes. Depuis, le professeur et sa famille se cachent par peur de subir les mêmes foudres que son collègue d’outre-Manche.

L’histoire se répète dans un pays qui n’a pas adopté le mode de laïcité à la française, mais qui prône en revanche le sécularisme. Face à ces dérives, de nombreux progressistes parmi les forces politiques, mais également musulmanes ont défendu la liberté d’enseigner, autrement dit cette liberté d’expression qui nous est si chère. Celle-là même qui rappelle qu’il n’existe pas dans la loi (code civil et pénal), ni en France ni au Royaume-Uni, de délit de blasphème.

Cette réitération de l’histoire nous rappelle que les pires exactions peuvent être perpétrées dans des pays démocratiques au nom d'une position victimaire et sous prétexte  d'un droit de réaction. Lorsque la liberté d’expression rencontre l’intolérance et la censure…  

Information parue dans le Charlie Hebdo du 7 avril 2021. N°1498


La radicalisation en chiffres.....

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Mercredi 7 Apr 2021 7:39


Burkina Faso : lancement d'un projet de prévention de la radicalisation

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Mercredi 7 Apr 2021 7:29

 -- Le Ministre d'Etat, ministre auprès du président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, Zéphirin Diabré, a procédé le 18 mars dernier au lancement du projet de Prévention de la Radicalisation et de l'Extrémisme violent dans les régions du Nord, du Centre-Nord et du Sahel (PREVI), a-t-on appris de source officielle.

Selon un communiqué du ministère en charge de la Réconciliation, il s'agit d'un projet de l'Association des Jeunes pour le Développement du Sahel (AJDS) et du Centre Diocésain du Burkina Faso, soutenu par l'Ambassade des Pays-Bas au Burkina.

Le ministre d'Etat a salué l'initiative de l'AJDS et a exprimé sa gratitude aux Pays-Bas pour leurs appui financier dans le cadre de la prévention de la radicalisation et de l'extrémisme violent au Burkina Faso.

Selon le ministre d'Etat, il faut s'attaquer aux facteurs endogènes qui incitent les jeunes à se radicaliser, à savoir le manque d'emplois et de ressources économiques. Il a ajouté qu'une stratégie de lutte contre l'extrémisme violent est en cours d'élaboration, et que cette stratégie sera assortie de plans d'action.

Depuis 2015, le Burkina Faso est en proie à des attaques terroristes qui ont fait de nombreuses victimes et des milliers de déplacés. Elles sont récurrentes dans les régions du Sahel, du Centre-Nord, de l'Est et dans l'ouest du pays.


HOMMAGE: Romans-sur-Isère, la ville de l’attentat oublié

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Mercredi 7 Apr 2021 7:18

Le 4 avril 2020, deux personnes étaient tuées et cinq autres blessées lors d’une attaque au couteau perpétrée par un réfugié soudanais en pleine rue. Un an plus tard, un hommage a été rendu aux victimes dans cette cité de la Drôme.

Ce jour-là aussi, il faisait grand beau temps. Pas une ombre pour se mettre à l’abri du destin. Et hier comme aujourd’hui, le coronavirus qui plane toujours sur nos vies. 

Samedi 3 avril, les habitants de Romans-sur-Isère étaient invités à se recueillir à la mémoire des victimes de l’attentat commis il y a un an, en plein confinement, frappant d’horreur la petite ville de la Drôme déjà abasourdie par la pandémie.

L’hommage était initialement prévu dimanche 4 avril, jour anniversaire de l’attaque au couteau dans laquelle deux personnes ont été tuées et cinq autres blessées. Mais la fatalité est encore venue s’acharner, avec l’annonce de nouvelles restrictions liées à la situation sanitaire...


Le Mozambique, nouveau sanctuaire des djihadistes, Le POINT, 29 mars 2021

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Lundi 29 Mar 2021 6:19


La petite ville de Palma, dans le Nord, est tombée aux mains des djihadistes du groupe Al-Shebab, après plusieurs jours d’affrontements avec l’armée.

Depuis samedi, l'extrême nord du Mozambique a basculé. La ville portuaire de Palma est tombée aux mains d'un groupe djihadiste connu sous le nom de Ahlu Sunna wal Jamaa, ou « Al-Shebab » ( c'est-à-dire « les jeunes » en arabe). Cela fait trois ans que cette guérilla djihadiste met sous pression cette région frontalière avec la Tanzanie avec une montée en puissance. Depuis août 2020, elle contrôle déjà le port stratégique de Mocimboa da Praia, crucial pour l'arrivée du matériel nécessaire aux installations gazières et qui n'a jamais été repris par les militaires mozambicains en dépit de plusieurs tentatives, ces djihadistes sont désormais maîtres d'une bonne partie de la zone côtière.

Lire l'article complet (ci dessous)

Grève de la faim, évasion: des Françaises détenues en Syrie "prêtes à tout" pour rentrer. AFP, jeu. 18 mars 2021

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Jeudi 18 Mar 2021 12:24

Des Françaises détenues en Syrie pour avoir vécu sous le groupe Etat islamique (EI), dont une en grève de la faim, se disent "prêtes à tout" pour "rentrer en France" et montrer qu'elles n'ont commis "aucun crime"
AFP, 18 mars 2021

DOCUMENT D’ANALYSE DU RSR Retour des enfants dans leur pays d’origine après un séjour dans des zones de conflit

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Lundi 15 Mar 2021 3:06

Cet article étudie les moyens de faire face, du point de vue d’un praticien, à la situation des enfants qui reviennent en Europe après être nés ou s’être rendus dans des territoires contrôlés par Daesh en Syrie/Irak ainsi que des enfants non européens qui ont quitté un territoire de Daesh pour se rendre en Europe suite à un déplacement forcé. Il est difficile d’estimer le nombre d’enfants qui ont quitté l’Europe pour se rendre en Irak et en Syrie. Les estimations varient entre 24et70 pour chaque pays. On ne connaît pas non plus le nombre réel d’enfants nés (ou venant à naître) de parents européens en Syrie ou en Irak. Selon des rapports du Conseil de sécurité de l’ONU, Daesh utilise ces enfants pour porter des armes, surveiller des positions stratégiques, arrêter des civils et comme kamikazes. En outre, les enfants sont particulièrement vulnérables à l’endoctrinement et deviennent des partisans loyaux des organisations terroristes. Ces enfants souffrent à la fois de la violence dont ils sont témoins et à laquelle ils participent, mais aussi du fait que l’expérience de la guerre interrompt et altère leur développement social, moral, affectif et cognitif normal. En outre, au lendemain du conflit, ces enfants risquent d’être exposés à un traumatisme supplémentaire dû à l’expérience de la migration (forcée) et du processus de réinsertion. L’exposition à des traumatismes multiples et répétés présente un risque important pour l’ensemble du développement et le fonctionnement global des enfants et augmente le risque qu’ils souffrent de troubles physiques et mentaux par la suite.


«Femmes et enfants de retour dans leur pays»10-11 DÉCEMBRE 2019,Pristina, Kosovo

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Lundi 15 Mar 2021 3:02

Produit du Centre d’excellence du RAN

Rédigé par Maximilian Rufet, Annelies Jansen, Centre d’excellence du RAN.

 

 «Femmes et enfants de retour dans leur pays»10-11 DÉCEMBRE 2019,Pristina, Kosovo*

Visite d’étude: femmes et enfants de retour dans leur pays ‒ étude d'une expérience en cours sur le terrain

Les combattants terroristes étrangers de retour dans leur pays et leurs familles continuent d'être le sujet de débats enflammés dans le contexte de la prévention et de la lutte contre l'extrémisme violent ainsi qu'à d'autres égards. En avril 2019, le Kosovo a été un des premiers d’Europe à rapatrier à grande échelle, par décision politique, 110 citoyens kosovars depuis les camps de détention de Syrie du Nord. Il s'agissait en grande partie de femmes et d'enfants. Le gouvernement a aussi promis de faire revenir les citoyens restés en Syrie et en Iraq. 

Au cours de la visite d'étude, le RAN a examiné les mesures qui ont été prises pour réintégrer les femmes et enfants dans la société kosovare. Grâce aux échanges avec les parties prenantes des autorités de l'État, les praticiens de première ligne et les organisations de la société civile du Kosovo, la visite a permis au RAN d'acquérir d'importantes connaissances sur l'expérience kosovare en cours, caractérisée par le pragmatisme et une attitude volontaire, et permis aux praticiens de la prévention et de la lutte contre l'extrémisme violent des États membres de tirer leurs premières conclusions.


Prendre en charge les mineurs de retour de zones d'opération de groupements terroristes, Christian GRAVEL, secrétaire général du CIPDR

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Lundi 15 Mar 2021 9:24

Face au défi des enfants de djihdistes de retour , la France s'est doté d'un dispositif innovant et pluridisciplinaire. Il s'appuie fortement sur le droit commun d eta protection de l'enfance. Il prévoit notamment la réalisation d'un bilan complet à l'hôpital, ainsi que la scolarisation de ces mineurs et leur accompagnement par des professionnels issus de différents sphères.

Les revenantes : ces femmes djihadistes rapatriées en Europe, TV5 MONDE, janvier 2021

par : Céline CHANTEPY-TOUIL le Lundi 15 Mar 2021 9:18

C'est un sujet controversé que celui du retour en Europe des femmes parties combattre ou se marier en Syrie, cédant à l'appel du djihad. L'opinion publique est méfiante, tandis que les associations invoquent des raisons humanitaires. L'Allemagne et la Finlande ont commencé à rapatrier des femmes djihadistes, avec leurs enfants.
 

Depuis la chute du "califat" autoproclamé de l'Etat Islamique, en mars 2019, les autorités kurdes appellent les pays concernés à rapatrier les djihadistes et leurs familles qu'elles détiennent ou à créer un tribunal international pour les juger. En janvier 2020, l'ONU faisait écho à cette demande en appelant au rapatriement des enfants de djihadistes. 

Les associations, elles, soulignent que "il est dans l'intérêt des enfants que les mères soient rapatriées avec eux".

Pour ces raisons, humanitaires, certains pays ont commencé à faire revenir des enfants de djihadistes, comme la France, qui a rapatrié 28 mineurs depuis la chute de l'État islamique. En tout, près d'une centaine d'enfants sont rentrés de Syrie dans un Etat de l'Union européenne